samedi, 17 mai 2008
Apocalypse mémento
Le sang des guerres,
Noircit le jour
Ruine l’amour
Laboure l’aube
D'une pluie de tombes
Sur la foule courbée,
Le sang des guerres…
L’enfant de paix,
Défend le faible
Ré-enchante le monde
Allume l'espoir
Pleure la beauté
D’une fleur de sang,
L’enfant de paix…
Le ciel de feu,
Nous voit debout
Sonne l'accomplissement
Brouille les temps
Avale même la mort
Qui nous dévore,
Le ciel de feu…
Le sang des guerres,
L’enfant de paix,
Le ciel de feu.
06:59 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 13 mai 2008
Naufragé
Fièvre des visages défaits
Qui cessent par pudeur
De pleurer dans le malheur
Pour souffrir dans le fond
Et devenir intérieurement
Plus grimaçant encore...
L'air devient vulgaire
Impudent de noirceur
De lâchage en dérapage
Les traits partent à la nage
Et me laissent désemparé
Tel un roi nu sur la rive...
Naufrage des hypothèses
Au seuil du sombre couloir
Les mèches se consument
Les couleurs se dessinent
Archange ou furie échappée
D'esquifs éventrés en récifs...
L'enveloppe de mon corps
Flashé devient montgolfière
Contenant de langues filaires
Flux cristallin de prières
Qui se brisent sur la grève
Parmi les éclats d'un rêve...
10:37 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 01 avril 2008
Léger fracas
Soudain, un trouble.
Restais pensif, tes derniers mots
Cisaillé l’âme, me tuent.
Retrouvée, antre bleue.
T’offrant ainsi, ce sourire nu,
Livide, le cœur citronné.
Quel gâchis, adieu.
Vie qui se brouille, amarres béantes
L’échouage bref, cassant.
Fracas léger, mort.
La rouge soie, retour aux larmes,
Toit effondré, habité.
Puis, plus rien…
23:39 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
vendredi, 16 mars 2007
Le songe est une vie…
Saisir l’oxymore tragique
De ma pensée atone
Paradigme de pure folie :
Exister, combattre, ériger…
Aigle et colombe mêlés
Mourant, ressuscitant, pareils
Dans le théâtre du sacré
Déverse-toi, source d’amour…
Ô, spectacle qui m’offense
D’une langue sans musique
Sans repères, sans risque !
Car le songe est une vie…
Dessine en moi l’histoire ;
Souverains trahis, oubliés,
Clairs de leur éloquence,
Sur les degrés du parvis…
Leur parole porte encore
Et leurs songes tragiques,
Mystérieux, lacunaires,
En mille sphères me contiennent…
L’univers dans une boite,
Mon sexe devenu verbe
A la beauté rendue visible,
Extatique, corporel…
Enfouie sous le geste des mots
Ce temps sculpté de nuit,
Mémoire du sacrifice
Implore le corps baroque…
Les machines tuent le rêve
Dans les nefs obscènes
De la divine comédie :
Souffle, lâche, libère ta parole…
21:10 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
dimanche, 04 février 2007
Arrière-cour
Cagoules sans visages
Extérieur nuit
Reste l’ennui
Mozart dans sa cage
Un humain ?
Façades rapportées
Dégage cloporte
Glissez cohortes
Aux paliers acérés
Un jardin ?
Ni humain, ni jardin
L’arrière-cour
Vide d’amour
Où gît le colombin
Un paysage ?
L’arbre clandestin
Flaque argentée
Visage mouillé
Le soleil luit enfin
Un printemps ?
Masque et poussière
Paumes au ciel
Providentiel
Fatras de lumière
Voir maintenant…
12:10 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 03 janvier 2007
La chute
Acheter permis
tapis sûr vertige
style ego sourd
brise hareng mort
glissade utile
voilier inhabité
étoile d’hypothèse
ventre exhibé
tendre élégant
propriété liquide
fougère empire
couloir et savoir
chaîne d’adoration
et puis...
La chute
07:05 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
L’oublieur
Pelletée de terre
semée à l’ombre
du pommier sec
Trou rebouché
le premier train
d’autres horizons
Dans mes rêves
elle me dit non
miroir avili
Parfois mes mains
se battent au sang
oublier et vivre
Si je la chasse
elle me retrouve
je dois le faire
Fantôme de jour
silence blanc
goût de sang
07:05 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 27 décembre 2005
Tropismes
Etre soi-même
Fouillant à tâtons
Dans l’étroite gorge
Belle aube naufragée
Rempart maladif
Miettes de biscuit sec
L’univers s’écoule
Sur les ailes d’albatros
D’une pensée fauve
Verre d’eau oublié
Un rebord quelconque
Où le vide rugit
08:51 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Rien
Semer le sentiment de son utilité
Ne récolter que le mépris du silence…
Donner pour le plaisir de donner
Garder pour soi l’illusion d’être aimé…
Laisser tout en ordre lorsqu’on s’en va
Vivre en dérangeant le moins possible…
Confier à des étrangers ses chagrins
Les enfouir dans leurs regards lointains…
Porter dignement la retenue du martyr
Oubliant ce cœur naufragé de solitude…
Eviter d’attirer l’attention sur soi
Et crever d’avoir mené une vie pour rien….
Au bout du compte n’être que la trace
D’une âme juste frôlée par un rêve…
Le poids de ce rien
Pollen dans le vent.
08:49 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 11 décembre 2005
Le chemin du temps
Vois le voilier, son silence
Au gré d’une route océane
La mer avide prend l’homme,
Arraché à ses landes parfumées
Vers des routes incertaines
Obsédé par sa seule quête
De ce qui n’existe qu’hors de soi,
Pour un cœur de chair offert
Brûle une braise de prophète
Etre l’otage de la seule éternité
Sur la plage échoué et brisé,
Au fil du temps voici l’œuvre
Elle naît sitôt la vérité vécue
Temps du lent retour à soi…
15:20 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


