samedi, 22 mars 2008

Haïkus des chemins aléatoires

 

Sabots ferrés

pluie fine et boue

je rêve d'un feu

 

 

Piste pierreuse

horizon trompeur

l'oasis se dérobe

 

 

Crissement de pas

dans un silence blanc

mes yeux pleurent

 

 

Vent impétueux

griffe d'ocre le ciel

sable dans la bouche

 

 

Nappes de brume

qui lentement s'élèvent

comme un corsage

 

 

Les brisants

jettent leur écume

par dessus mes cris

 

 

 

vendredi, 21 mars 2008

Haïkus de la décision de vivre

« Je crois qu’il est temps
d’être bien »
paroles qui me reviennent


Parfois tout semble
nous échapper
amphore fissurée qu'on remplit


Bien peu de certitudes
résistent aux assauts du doute
aux fruits de l’expérience


Il suffit de bien peu
en réalité
pour un bonheur partagé


Recevoir
douloureuse offrande
les sanglots humiliés


S’arrêter net
et s’intéresser à l’autre
comme meilleur ami


Ensoleiller
d'un sourire d'un regard
le visage peint de souffrance


Même l'infirme peut dire
« Je crois qu’il est temps
d’être bien »


Celui là avance
guidé par la simplicité
ses pas fleurissent derrière lui

dimanche, 04 septembre 2005

Haïkus du sabre dans les étoiles

Sabre dans les étoiles :

- dernière heure ?

- moustique assoiffé ?

 

*

 

Une étoile filante

sur le tranchant du sabre

l’esquive vaux mille vœux

 

*

 

Une branche trop basse

le sabre volant trop haut

nuits blanches d’une veuve !

 

*

 

Les feuilles éclaboussées

d’une lune tâchée de sang

automne à la porte

 

*

 

Deux plumes d’acier se croisent

voie lactée comme témoin

duel d’écrivains

 

*

mardi, 21 juin 2005

Haïkus du Faiseur de paix




L’esprit au calme
Il monte l’escalier de l’éclair
Jusqu’au grenier à rêves


Les vagues se fracassent
Sous un ciel de granit
Son chapeau danse sur la plage


Ses mains savent écouter
Toutes nos petites frayeurs
Et l’éclat de la confiance retrouvée


L’océan de ses yeux
Semble porter en vision
Ce que seul son cœur lui montre


Hésitant il s’immobilise
Avant de sourire à la mort
Puis d’un pas aveugle la traverse


lundi, 28 février 2005

Haïkus de la délivrance des tentations apocryphes





Monarques indignes
Qui fardent leur guerre
Des apparences de la religion


Les fausses vérités
Ne sont que fruits stériles
Nourrissant les fanatismes


Craintifs nous tendons tous
Vers de faciles certitudes
Murant l’esprit d’argile informe



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Le Saint qui chemine seul
Aux sources du savoir
Pourra enseigner aux siècles


L’honneur du guerrier
Qui offre sa vie pour un idéal
N’est pas négociable


Nos plus beaux pas
Sont accomplis dans le péril
D’une foi vivante




Haïkus de l’ami silencieux





Sur le banc vert
Nous restons silencieux
Attendant un mot de l’autre


Le regard de l’enfant
Qui croise le sien
Emerveillés


Un ciel trop gris
Plume de pigeon
Accrochée à un cheveux d’or


L’univers infini
Autour d’un simple banc
Juste se sentir vivre


Il s’est levé
Sourire par dessus l’épaule
Tout était dit