lundi, 28 février 2005

Haïkus de la délivrance des tentations apocryphes





Monarques indignes
Qui fardent leur guerre
Des apparences de la religion


Les fausses vérités
Ne sont que fruits stériles
Nourrissant les fanatismes


Craintifs nous tendons tous
Vers de faciles certitudes
Murant l’esprit d’argile informe



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Le Saint qui chemine seul
Aux sources du savoir
Pourra enseigner aux siècles


L’honneur du guerrier
Qui offre sa vie pour un idéal
N’est pas négociable


Nos plus beaux pas
Sont accomplis dans le péril
D’une foi vivante




Haïkus de l’ami silencieux





Sur le banc vert
Nous restons silencieux
Attendant un mot de l’autre


Le regard de l’enfant
Qui croise le sien
Emerveillés


Un ciel trop gris
Plume de pigeon
Accrochée à un cheveux d’or


L’univers infini
Autour d’un simple banc
Juste se sentir vivre


Il s’est levé
Sourire par dessus l’épaule
Tout était dit


L’or glaciaire





Une vasque aurifère
Lascive se balance
Entre les montagnes folles
La nuit glisse
Effondre l’iceberg
Sans un cri

Le soleil vacillant
Glace d’une poussière d’or
L’hiver et son étreinte


L’aurore boréale dessine
Des orgues de lumières
Serpents irisés fuguant
Les eaux désenchantées


Une griffe d’ours sur la gorge
Trace un horizon rouge et or
La meute se réveille…

Les méduses, en mon sang…




Ces murs en moi
lentement se dressent
sur mes pulsions sauvages,
tagués de désirs fauves
de phosphorescence et
d’ombres allogènes
où dément, je m’abîme,
aviné sous les voûtes
de tes oracles silencieux…

L’oblique des portes oblige
la ramure de mes pas
à esquiver les méduses
en mon sang, frappées…

J’incinère les portes de la nuit
sur ma chair griffée d’espoir…