dimanche, 13 juillet 2008
Feuillage
un visage dans le feuillage
dans les branchages du bocage
une cage dans le marécage
sur la plage du naufrage
quelques bagages des cordages
tout l'équipage est en voyage
dans les nuages et sans bagages
où chaque étage vole d'avantage
mais ce visage me dévisage
et m'engage au vagabondage
vers les parages d'un Aéropage
où vivent les sages et leur lignage
leur langage n'est qu'adages
écrits en ramages sur le feuillage
et les herbages ils partagent
leurs messages et leur présages
avec les mages d'un autre âge
mais l'étalage de mes verbiages
n'est qu'un passage vers le large
vers ton visage dans le feuillage
09:33 Publié dans Chat noir chat blanc | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
samedi, 22 mars 2008
L'entendras-tu un jour ?
Pour toi, toi seule,
j’ai jeté mes mots
nus dans le vent
Je me suis tut
face à ton bâillement
verdict de solitude
La gorge serrée
je t'ai vue ma muse
sortir sans un regard
Tu as toujours su
trouver mon épaule
pour pleurer
Avant d'aller rejoindre
ces hommes violents
qui te font souffrir
Cet amour secret
que je t'offre en poésie
l'entendras-tu un jour ?
11:33 Publié dans Chat noir chat blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 09 février 2006
1 clou
9999
clous
1
tulipe,
9999
trous
1
souvenir,
9999
appels
pas 1 seul
de toi,
1
clou
fiché
au cœur,
9999
clous
mais
tout semble
si vide…
08:03 Publié dans Chat noir chat blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 08 décembre 2005
Amour en nos corps
Mon regard éploré
Calé en ces murs refuge
Où l’amour purge sa peine
Ton regard seul a suffit
Dans le berceau de tes mains
Le petit enfant se réveille
Encore chiffonné de rêves
Frisson de tes caresses
Besoin de s’appartenir
Sous la pluie gouttant
La sève à la saison des passions
Sur la noue de nos lèvres
Douce musique
Chant couvrant mon chaos
Flotte, Ô ma source soyeuse
De ton cœur au mien
Oubliés les oripeaux de solitudes
L’âme jardinière
Je désire les allées parfumées
Des fleurs sur ton corps
15:40 Publié dans Chat noir chat blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La caresse
Ailleurs et en d’autres temps
Cette rencontre aurait eu un goût de fiel
Pourtant bien peu de choses ont changé
Le temps inexorable médiateur peut-être
Ainsi votre main caresse la mienne
Vos larmes tièdes m’étonneront toujours
Le jour se dérobe
Permettez-moi de vous quitter
Pour une dernière fois
15:40 Publié dans Chat noir chat blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Dans un champ, je marche…
Dans un champ
De tournesols,
Je marche,
Ebloui de ta beauté
En éclats de rire…
Tes vêtements
Voltigent au vent
Du désir,
Accrochés aux soleils
D’aurore de la vie…
Des cris d’enfants
Ont lacéré le bleu
De notre amour,
Notre village en feu
Partout des soldats…
Autour de nos têtes
Sifflent des insectes
Trop pressés,
Tu t’écroules alors
Lâchant ma main…
Dans un champ
De coquelicots
Je te porte,
Traînant la tristesse
D’une multitude…
15:35 Publié dans Chat noir chat blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Requiem pour un ange...
La geôle fraîche où je demeure prostré
Depuis quand ? Je ne le sais plus vraiment au juste…
Par le soupirail, des heures je suis avisé,
Ces jours livides rasant le plafond vétuste !
Souvent tu me parles à l’ombre de la vigne,
Nous contemplons les reflets dorés du couchant
Observant dans la nuit, le doux sommeil des cygnes.
Mille fois, à ton doigt d’opale, glisse un diamant.
Le vent se lève, son pur reflet se ternit
L’eau du lac rougit alors, ton regard s’échappe
Les cygnes, la lune, les étoiles ont fuis
L’horreur bloque mon cri, je tombe dans une trappe.
Les chaînes traînent aux amarres de mon corps
D’où suinte le pus; je t’offre des poèmes.
Tu cours, bel ange fuyant la nuit pour l’aurore,
Mais l’ombre d’un jaloux hurle ce requiem.
15:35 Publié dans Chat noir chat blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un coin de parapluie…
Bénie soit cette vilaine pluie
J’ouvre alors mon parapluie
Qui, heureusement, est petit
Car contre moi tu te blottis !
Ce petit ciel rien qu’à nous
Courant sens dessus dessous
Avec l’arc-en-ciel en proue
Jusqu’à ta porte où l’on s’ébroue.
Nos chaussures détrempées
Se tiennent dans l’entrée
Sur le sols luisent nos pieds
Au prétexte d’une tasse de thé.
Nos éclats de rire enfantins
Ont ignoré le soleil du matin
Je reviendrai un jour prochain
Goûter les fruits de ton jardin…
Sous ce petit coin de Paradis…
15:35 Publié dans Chat noir chat blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Tu m'as dit
Tu m'a dit
Reste
Et j'ai habité en toi
Epousant les vagues
Du désir
Tu m'as dit
Encore
Blottie contre mon cœur
Palpitant de toi
Ma source
Tu m'as dit
Je pars
Dans un dernier baiser
Volé au temps
Des autres
Tu m'as dit
Adieu
J’ai suivi tes pas
Nu et désemparé
Je t'aime…
15:30 Publié dans Chat noir chat blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 28 mars 2005
Ton portrait
Tourner la bague
Faire le point
Sur l’éclat de tes yeux
Le grain de ta peau
L’aura de la lumière
Sur tes cheveux
Ta présence irréelle
Gravée sur le dépoli
Semble s’échapper
Vers un ailleurs
Loin de cette journée
De tous ces moments partagés
Quelques fou rires
Une vraie complicité
Est-ce la présence
De mon vieux Rolleiflex ?
Que tu sembles loin
Maintenant, loin de moi
Loin de nous…
Je sais l’illusoire
De ce jeux en chambre noire
Vouloir imprimer
Sur le film sensible
Toute la magie
De notre rencontre
Ne t’ai-je pas vue
Des heures durant
De ce seul regard naturel ?
Ne t’ai-je pas aimé aussi
Buvant tes charmes, tes pudeurs
Guettant tes moindre défauts
Comme des grâces ?
Tu remarques alors
Ce silence envahissant
Et cherche mon regard
En fixant l’objectif
Ton sourire à peine pincé
Juste retenu
Un frisson d’impatience
Trouble alors ta beauté
Après la séance de photos
Nous devions aller
Chercher nos places
Pour l’opéra, ce soir
Nabucco sera joué
Dans les arènes
A Vérone,
Un lieux empreint de romantisme
Nos familles ne sont pourtant
Pas ennemies
Comme les Capulet
Comme les Montague
Mais je brûle de ce même désir
Te déclarer ma flamme
Ou mourir !
Derrière l’œilleton
Je me tiens en attente
D’un rêve ébloui
Bonheur apprivoisé
Ce « oui » d’éternité
Quel fou je suis
Dès notre seconde rencontre
Alors que…
Tu n’y songes même pas !
Ton regard m’enveloppe
M’embrasse
En mille étreintes
L’arrière plan se fond
En une douceur pastel
Comme un voile de noces…
Mon cœur te cherche
Tu croises les jambes
Je ferme les yeux
Le reste du monde
N’existe plus, alors…
Je presse le bouton
Et… tout devient simple,
Une onde de plaisir
Nous traverse !
Reste aujourd’hui
Ton portrait
Comme une promesse
D’avant l’amour…
15:25 Publié dans Chat noir chat blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


