vendredi, 11 avril 2008
Meurtre au Petit Bosquet
Je sors, la truffe au vent,
quartier du Petit Bosquet :
une vieille gratte, rires laconiques
décor limé de vert et gris
flic au regard vide et morgue
herbe rougie, barrière, flash
l'homme allongé, c'est moi...
Trou noir dans les souvenirs
indices incendiés, vertige
de ma présence furtive
sans l'ombre d'un doute
je suis resté dans ce monde
pour l'autre, l'assassin connu
de moi seul. Seulement, l'oubli...
Mal au crâne, défoncé de surcroît
noyé dans la foule, il observe
lui, mon meilleur ami, à son bras
ma femme, lunettes noires,
je les suit. Dans la voiture
une paire de gants, des vêtements,
un sac plastic, ils s'embrassent...
Dans le journal, un titre :
« Meurtre au Petit Bosquet »
Trois lignes sur un mari aimé
et des orphelins sur le carreau.
Je ne clame pas vengeance
et quitte ce monde vert de gris
priant pour les amants-assassins...
17:39 Publié dans Balancement des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 01 avril 2008
Léger fracas
Soudain, un trouble.
Restais pensif, tes derniers mots
Cisaillé l’âme, me tuent.
Retrouvée, antre bleue.
T’offrant ainsi, ce sourire nu,
Livide, le cœur citronné.
Quel gâchis, adieu.
Vie qui se brouille, amarres béantes
L’échouage bref, cassant.
Fracas léger, mort.
La rouge soie, retour aux larmes,
Toit effondré, habité.
Puis, plus rien…
23:39 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note


