vendredi, 16 mars 2007
Le songe est une vie…
Saisir l’oxymore tragique
De ma pensée atone
Paradigme de pure folie :
Exister, combattre, ériger…
Aigle et colombe mêlés
Mourant, ressuscitant, pareils
Dans le théâtre du sacré
Déverse-toi, source d’amour…
Ô, spectacle qui m’offense
D’une langue sans musique
Sans repères, sans risque !
Car le songe est une vie…
Dessine en moi l’histoire ;
Souverains trahis, oubliés,
Clairs de leur éloquence,
Sur les degrés du parvis…
Leur parole porte encore
Et leurs songes tragiques,
Mystérieux, lacunaires,
En mille sphères me contiennent…
L’univers dans une boite,
Mon sexe devenu verbe
A la beauté rendue visible,
Extatique, corporel…
Enfouie sous le geste des mots
Ce temps sculpté de nuit,
Mémoire du sacrifice
Implore le corps baroque…
Les machines tuent le rêve
Dans les nefs obscènes
De la divine comédie :
Souffle, lâche, libère ta parole…
21:10 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note


