mardi, 27 décembre 2005
Tropismes
Etre soi-même
Fouillant à tâtons
Dans l’étroite gorge
Belle aube naufragée
Rempart maladif
Miettes de biscuit sec
L’univers s’écoule
Sur les ailes d’albatros
D’une pensée fauve
Verre d’eau oublié
Un rebord quelconque
Où le vide rugit
08:51 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Rien
Semer le sentiment de son utilité
Ne récolter que le mépris du silence…
Donner pour le plaisir de donner
Garder pour soi l’illusion d’être aimé…
Laisser tout en ordre lorsqu’on s’en va
Vivre en dérangeant le moins possible…
Confier à des étrangers ses chagrins
Les enfouir dans leurs regards lointains…
Porter dignement la retenue du martyr
Oubliant ce cœur naufragé de solitude…
Eviter d’attirer l’attention sur soi
Et crever d’avoir mené une vie pour rien….
Au bout du compte n’être que la trace
D’une âme juste frôlée par un rêve…
Le poids de ce rien
Pollen dans le vent.
08:49 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 11 décembre 2005
Le chemin du temps
Vois le voilier, son silence
Au gré d’une route océane
La mer avide prend l’homme,
Arraché à ses landes parfumées
Vers des routes incertaines
Obsédé par sa seule quête
De ce qui n’existe qu’hors de soi,
Pour un cœur de chair offert
Brûle une braise de prophète
Etre l’otage de la seule éternité
Sur la plage échoué et brisé,
Au fil du temps voici l’œuvre
Elle naît sitôt la vérité vécue
Temps du lent retour à soi…
15:20 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 08 décembre 2005
Amour en nos corps
Mon regard éploré
Calé en ces murs refuge
Où l’amour purge sa peine
Ton regard seul a suffit
Dans le berceau de tes mains
Le petit enfant se réveille
Encore chiffonné de rêves
Frisson de tes caresses
Besoin de s’appartenir
Sous la pluie gouttant
La sève à la saison des passions
Sur la noue de nos lèvres
Douce musique
Chant couvrant mon chaos
Flotte, Ô ma source soyeuse
De ton cœur au mien
Oubliés les oripeaux de solitudes
L’âme jardinière
Je désire les allées parfumées
Des fleurs sur ton corps
15:40 Publié dans Chat noir chat blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La caresse
Ailleurs et en d’autres temps
Cette rencontre aurait eu un goût de fiel
Pourtant bien peu de choses ont changé
Le temps inexorable médiateur peut-être
Ainsi votre main caresse la mienne
Vos larmes tièdes m’étonneront toujours
Le jour se dérobe
Permettez-moi de vous quitter
Pour une dernière fois
15:40 Publié dans Chat noir chat blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un coin de parapluie…
Bénie soit cette vilaine pluie
J’ouvre alors mon parapluie
Qui, heureusement, est petit
Car contre moi tu te blottis !
Ce petit ciel rien qu’à nous
Courant sens dessus dessous
Avec l’arc-en-ciel en proue
Jusqu’à ta porte où l’on s’ébroue.
Nos chaussures détrempées
Se tiennent dans l’entrée
Sur le sols luisent nos pieds
Au prétexte d’une tasse de thé.
Nos éclats de rire enfantins
Ont ignoré le soleil du matin
Je reviendrai un jour prochain
Goûter les fruits de ton jardin…
Sous ce petit coin de Paradis…
15:35 Publié dans Chat noir chat blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Requiem pour un ange...
La geôle fraîche où je demeure prostré
Depuis quand ? Je ne le sais plus vraiment au juste…
Par le soupirail, des heures je suis avisé,
Ces jours livides rasant le plafond vétuste !
Souvent tu me parles à l’ombre de la vigne,
Nous contemplons les reflets dorés du couchant
Observant dans la nuit, le doux sommeil des cygnes.
Mille fois, à ton doigt d’opale, glisse un diamant.
Le vent se lève, son pur reflet se ternit
L’eau du lac rougit alors, ton regard s’échappe
Les cygnes, la lune, les étoiles ont fuis
L’horreur bloque mon cri, je tombe dans une trappe.
Les chaînes traînent aux amarres de mon corps
D’où suinte le pus; je t’offre des poèmes.
Tu cours, bel ange fuyant la nuit pour l’aurore,
Mais l’ombre d’un jaloux hurle ce requiem.
15:35 Publié dans Chat noir chat blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Dans un champ, je marche…
Dans un champ
De tournesols,
Je marche,
Ebloui de ta beauté
En éclats de rire…
Tes vêtements
Voltigent au vent
Du désir,
Accrochés aux soleils
D’aurore de la vie…
Des cris d’enfants
Ont lacéré le bleu
De notre amour,
Notre village en feu
Partout des soldats…
Autour de nos têtes
Sifflent des insectes
Trop pressés,
Tu t’écroules alors
Lâchant ma main…
Dans un champ
De coquelicots
Je te porte,
Traînant la tristesse
D’une multitude…
15:35 Publié dans Chat noir chat blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Tu m'as dit
Tu m'a dit
Reste
Et j'ai habité en toi
Epousant les vagues
Du désir
Tu m'as dit
Encore
Blottie contre mon cœur
Palpitant de toi
Ma source
Tu m'as dit
Je pars
Dans un dernier baiser
Volé au temps
Des autres
Tu m'as dit
Adieu
J’ai suivi tes pas
Nu et désemparé
Je t'aime…
15:30 Publié dans Chat noir chat blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 07 décembre 2005
Harmonium
Tintements étouffés de mille carillons
Sources éclatantes dont l’air vibre encore
Sur l’onde grave des timbres organiques…
L’écho se disperse en fragments atones…
Le fleuve de ta voix m'emporte
Ouvre le flanc des soleils hurlants
Aux flux silencieux du cœur
L'eau dans l'oreille de la mer
Propage la clameur de ses franges
En coquillages de mémoire
Nappes sonores déployées en pluie chantée…
Percussion et frottement sur les bois
Doux murmure du feuillage frémissant,
Rideau de repos bruissant sur nous…
Voix mêlées au creux de la nuit
Pics cristallins, éboulis de pierres,
Collier d’or fondant l’onde de ton souffle …
L’harmonium fait son nid dans ma poitrine…
13:20 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


