jeudi, 08 décembre 2005
Requiem pour un ange...
La geôle fraîche où je demeure prostré
Depuis quand ? Je ne le sais plus vraiment au juste…
Par le soupirail, des heures je suis avisé,
Ces jours livides rasant le plafond vétuste !
Souvent tu me parles à l’ombre de la vigne,
Nous contemplons les reflets dorés du couchant
Observant dans la nuit, le doux sommeil des cygnes.
Mille fois, à ton doigt d’opale, glisse un diamant.
Le vent se lève, son pur reflet se ternit
L’eau du lac rougit alors, ton regard s’échappe
Les cygnes, la lune, les étoiles ont fuis
L’horreur bloque mon cri, je tombe dans une trappe.
Les chaînes traînent aux amarres de mon corps
D’où suinte le pus; je t’offre des poèmes.
Tu cours, bel ange fuyant la nuit pour l’aurore,
Mais l’ombre d’un jaloux hurle ce requiem.
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