mercredi, 07 décembre 2005
Harmonium
Tintements étouffés de mille carillons
Sources éclatantes dont l’air vibre encore
Sur l’onde grave des timbres organiques…
L’écho se disperse en fragments atones…
Le fleuve de ta voix m'emporte
Ouvre le flanc des soleils hurlants
Aux flux silencieux du cœur
L'eau dans l'oreille de la mer
Propage la clameur de ses franges
En coquillages de mémoire
Nappes sonores déployées en pluie chantée…
Percussion et frottement sur les bois
Doux murmure du feuillage frémissant,
Rideau de repos bruissant sur nous…
Voix mêlées au creux de la nuit
Pics cristallins, éboulis de pierres,
Collier d’or fondant l’onde de ton souffle …
L’harmonium fait son nid dans ma poitrine…
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