mercredi, 27 juillet 2005
L’Escale.com
Etait-ce un bar, une barge rouillée,
Un mouillage pour esquifs éventrés,
Un refuge pour sans domiciles fixes ?
Je ne sais plus, mais un jour lointain
J’ai poussé cette porte, suis entré
Sans faire de bruit visant un coin discret
Et j’ai observé, écouté d’habiles poètes
Et d’autres, maladroits mais sincères,
Le monde se métamorphosait,
Chacun pouvait grimper les marches du vent
Et ramener, dans la douleur, des fragments
De voyages intérieurs et des nostalgies
Si belles à faire germer les bulbes du cœur !
Etait-ce un bar, une barge rouillée,
Un mouillage pour esquifs éventrés,
Un refuge pour sans domiciles fixes ?
Je me souvient seulement avoir changé d’adresse…
07:13 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 20 juillet 2005
Dans les flaques éparses voyagent les nuages
Il pleut
dehors seulement
par l’unique fenêtre
la ville endormie
le jour semble loin…
Nous avions longtemps roulé
éblouis dans le silence
portés par une conversation
si loin jusqu’aux vagues
nos pieds libérés
frissonnants
de rosée…
Toujours et encore bercés
par tant d’insouciance
ce galop aérien
sur le chemin du temps
de ce temps d’avant…
Il pleut
au cœur de la nuit
dans ce cœur déserté
ce corps étranger
gouvernail échoué
dans le vertige des années
loin de nos rêves
ton sommeil paisible
et la vaine pesanteur
du jour dernier…
22:40 Publié dans Balancement des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Cheminée de brique rouge
Cheminée de brique rouge
tu as perdu ton statut de beffroi
des manufactures, des forgerons
car aujourd’hui ta frêle stature
s’érige encore entre une banque
et la façade d’un immeuble
Noyée aux abords de la cité
comme une amarre oubliée
abandonnée aux oiseaux
tu traînes ton ombre tendue
sur le cadran des jours,
des siècles qui défilent
sans livrer tes secrets
Qui verra ma solitude
se fondre dans les nuages ?
22:35 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 05 juillet 2005
J’arrive de loin !
J’arrive de loin pour vous dire ceci :
seul, je me présente à vous,
mais continuez donc encore
à semer votre ivraie de précarité
dans notre vie chaque jour moins humaine
détournez par médias interposés
notre attention pour mieux nous flouer
tandis que vous lorgnez avide
sur le prochain scrutin
vous semblez juste oublier vos devoirs citoyens
pour lesquels nous vous avons élu
non point festoyer avec les puissants
mais venir soulager nos misères et défendre le faible
favoriser du lien là où règne exclusion et haine
mais vous semblez ailleurs tandis que je vous parle
vous avez l’œil rivé sur l’horloge…
J’arrive de loin, mais demain,
nous viendrons en masse et de plus loin encore,
vous dire que votre temps est bien fini
et qu’un long exil vous attends désormais !
21:25 Publié dans Balancement des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L’engeôlie
Ce matin, le front de feu
qui a ravagé ma nuit
laisse d’acres fumeroles
dans le jour naissant.
Ce fut une nuit d’écriture
une nuit de pluie et d’éclairs.
Le ciel de mes pensées
s’est déversé tel l’acier
des hauts fourneaux
sur l’immensité neigeuse….
Ce matin, les murs invisibles
Où mes peurs rampaient encore
se sont rétractés sous l’effet
de la folle puissance des mots
du bruit des chaînes qui retombent
jusque dans la clarté coupante
d’une fenêtre sans barreaux…
Traces de griffures à l’âme
Quelques lignes griffonnées
Au goût de sang, de larmes
Ainsi je repars, conquérant…
21:05 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


