mercredi, 20 juillet 2005
Dans les flaques éparses voyagent les nuages
Il pleut
dehors seulement
par l’unique fenêtre
la ville endormie
le jour semble loin…
Nous avions longtemps roulé
éblouis dans le silence
portés par une conversation
si loin jusqu’aux vagues
nos pieds libérés
frissonnants
de rosée…
Toujours et encore bercés
par tant d’insouciance
ce galop aérien
sur le chemin du temps
de ce temps d’avant…
Il pleut
au cœur de la nuit
dans ce cœur déserté
ce corps étranger
gouvernail échoué
dans le vertige des années
loin de nos rêves
ton sommeil paisible
et la vaine pesanteur
du jour dernier…
22:40 Publié dans Balancement des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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