mardi, 21 juin 2005
Haïkus du Faiseur de paix
L’esprit au calme
Il monte l’escalier de l’éclair
Jusqu’au grenier à rêves
Les vagues se fracassent
Sous un ciel de granit
Son chapeau danse sur la plage
Ses mains savent écouter
Toutes nos petites frayeurs
Et l’éclat de la confiance retrouvée
L’océan de ses yeux
Semble porter en vision
Ce que seul son cœur lui montre
Hésitant il s’immobilise
Avant de sourire à la mort
Puis d’un pas aveugle la traverse
22:43 Publié dans Sabremot | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Comme un souffle
Les oliviers forment un rempart
à l’ombre desquels le voyageur
harassé et fiévreux
prie pour être délivré
de la morsure du désert
de cette brûlure de l’âme
et des blessures ressuscitées
Une dernière fois il contemple
ses os blanchis de lumière
avant de s’évanouir
dans le bruissement argenté
des ailes du vent capricieux
Quelques étoiles sanglotent
dans les rêves des bergers
par le cratère vide de l’orbite
la vipère se coule lentement
jusqu’au premier rayon du jour
plus loin une maison murée
l’oued tremble encore de ce cri !
22:40 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


