mardi, 21 juin 2005

Comme un souffle

Les oliviers forment un rempart
à l’ombre desquels le voyageur
harassé et fiévreux
prie pour être délivré
de la morsure du désert
de cette brûlure de l’âme
et des blessures ressuscitées

Une dernière fois il contemple
ses os blanchis de lumière
avant de s’évanouir
dans le bruissement argenté
des ailes du vent capricieux

Quelques étoiles sanglotent
dans les rêves des bergers
par le cratère vide de l’orbite
la vipère se coule lentement
jusqu’au premier rayon du jour
plus loin une maison murée
l’oued tremble encore de ce cri !

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