lundi, 28 mars 2005
Labyrinthe
Malgré ma course folle dans la rue
J’ai raté le dernier bus
Mon studio est à l’autre bout de la ville
Sans fric dans cette nuit poisseuse
Les premières gouttes sur mon visage
Sous les réverbères seulement la pluie
Et mes pas pressés
Fuir cette vie où tout s’écroule
Si j’ai bien compris
Tes dernières paroles
D’autres réussissent parfois
Moi jamais, il n’y a pas de hasard,
Juste des portes fermées
Des chaussures qui prennent l’eau
Des amis trop occupés
Soyez sûrs que je ne vous dérangerai pas
Une voiture passe en trombe
Le chauffeur à qui j’ai fait signe
N’a rien vu, pas même la flaque
La pluie redouble
Il n’y a pas si longtemps
Lorsque j’avais encore un job
Tu daignais m’accompagner
On se baladait dans le parc
Buvait un verre au bord du lac
Tu m’appelais pour un rien
Le plaisir de partager le quotidien
Je commençais à me dire
Qu’on pourrait refaire notre vie ensemble
A quarante ans et des poussières
Rien alors ne m’aurai fait douter
De cette promesse de bonheur à deux,
Rien, sauf que… ce matin
Sans raisons tu m’a viré
M’offrant juste une petite indemnité
Avec ton air convenu et distant
Me priant de vider au plus vite les lieux
J’ai passé le reste de la journée
A boire et à me repasser la scène
Jusqu’au détachement éthylique
Où suis-je donc ? Je reconnais à peine
La place de la mairie tant il pleut
Demain, c’est au bout de la nuit,
Ma banlieue, mon lit, une bonne bouteille…
15:30 Publié dans Balancement des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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