samedi, 26 mars 2005
Les enchaînés
Ces fers qu'il m'est permis
De porter
Ornements sacrés
Dans les méandres de ton cœur
Perdu
L'amour fauve
Pareil aux rêves silencieux
Etouffant leur élan
Dans les dédalles
Du temps
Basculé sur le flou
De tes cheveux
Chant d'un ciel moissonné
Où je meure
Je t'aime...
Lente est notre valse
Feuilles en écharpe
Danse du vent s'enroulant
De ta hanche
A mon cou...
Deux doigts
A replier l'horizon
Sur l'escalier bleu
Pour y suspendre
La nuit
Poudrée d'étoiles
Vivre
En tremblant l'instant
Liés aux cordes
D'une harpe
L'âme nue
Attirant l’œil
Du monde à ses débuts
Une larme
Arche de lumière
D'où fleurissent
Les jasmins paisibles
Près des eaux immobiles
Accoste leur navire
Les enchaînés...
21:03 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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