samedi, 26 mars 2005
La mauvaise herbe des jours ordinaires
Tout comme ces racines
Obstinées aux griffes du vent,
L’ombre de mon agonie
Fige l’allonge du jour.
Je n’ai vrillé que cette lueur
Noire de nos projets naufragés,
De ceux qui se souviennent
Combien loin se trouvent
La cime claire de ton rire,
Tes fraîcheurs vallonnées
Baignées d’encens.
Tout comme ces racines
Ivres de l’au-delà,
Je porte l’apnée de ton absence
Dans le défi du temps infini,
Pour de pâles oripeaux
D’espoirs vagabonds.
Dans le jardin des larmes
Le genévrier s’est envolé,
Témoin de nos baisers secrets
Tombeau de nos promesses,
Seuls quelques fruits amers
Roulent encore en mon cœur…
21:01 Publié dans Spiralée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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